Les voitures électriques se multiplient dans tous les segments, mais il en est un qui reste presque vide : celui du cabriolet. Roadsters et découvrables 100 % électriques se comptent sur les doigts d'une main, et les constructeurs peinent à combler ce manque. Selon des informations non confirmées, Peugeot préparerait justement un projet pour y répondre : un retour de la 206 en version électrique, qui circulerait sous le nom de « 206 E-tec » et viserait la fin 2027.

Un marché en retrait : le cabriolet électrique reste une rareté
Alors que les catalogues électriques se sont densifiés sur les citadines, les SUV et les berlines, le cabriolet électrique demeure une exception. En 2026, les choix réellement disponibles sont limités :
- MG Cyberster : le roadster électrique de la marque chinoise, lancé en France en 2024. La version 4 roues motrices de 510 ch est facturée 67 990 € et abat le 0 à 100 km/h en 3,2 secondes.
- BMW i8 : le roadster hybride rechargeable qui avait ouvert la voie, retiré du catalogue en 2020.
- Mercedes SL : un cabriolet de prestige, mais uniquement en hybride rechargeable.
- Tesla Roadster : annoncé depuis des années, toujours reporté.
- Porsche 718 électrique : prévue pour 2026, mais le projet faisait l'objet de rumeurs d'annulation début 2026, après le retrait des 718 thermiques du catalogue en octobre 2025.
Autrement dit : un acheteur à la recherche d'une voiture électrique cabriolet dispose aujourd'hui de très peu d'options, et la plupart se situent dans le haut de gamme.

Pourquoi l'électrique et le toit ouvrant font si mauvais ménage
Plusieurs raisons techniques expliquent ce vide du marché :
- Le poids : la batterie, posée en général dans le plancher, ajoute plusieurs centaines de kilogrammes. Sur un cabriolet, dont l'ADN est la légèreté, c'est un problème de conception.
- La rigidité de caisse : supprimer le toit affaiblit la structure. Il faut alors renforcer le châssis, ce qui rajoute encore du poids.
- Le coût : un mécanisme de toit rétractable, toile ou hardtop, est cher. Combiné à une motorisation électrique, il pousse le prix final vers le haut.
- L'autonomie : le poids supplémentaire et la configuration découvrable grignotent quelques kilomètres d'autonomie, un point sensible sur un véhicule électrique.
Résultat : les constructeurs ont priorisé les SUV et les citadines dans leur plan de électrification, et le cabriolet — carrosserie de niche — a été mis de côté.
Peugeot 206 : un projet en préparation, non confirmé
Selon des informations non confirmées, Peugeot travaillerait à un projet de relance de la 206 en version électrique, qui circulerait sous le nom de « 206 E-tec », dans une configuration cabriolet, avec un objectif de fin 2027. Aucune annonce officielle n'a été faite à ce stade, et aucune fiche technique n'a été divulguée.
L'idée n'est pas tombée du ciel. La 206, produite de 1998 à 2012, figure parmi les voitures les plus vendues d'Europe, et sa version 206 CC, lancée en 2000 avec son toit rigide escamotable, est devenue un objet de collection. Relancer le nom en électrique serait une carte nostalgique puissante, à l'heure où les jeunes constructeurs misent sur les rééditions.
Le contexte y est aussi favorable : en mars 2025, le PDG de Peugeot, Alain Favey, a confirmé le retour de la ligne GTi, en commençant par l'e-208. La marque affiche clairement sa volonté de reconnecter son héritage sportif à l'électrique, et un cabriolet 206 s'inscrirait dans cette dynamique.
Ce que cela changerait pour les acheteurs
Si le projet se concrétise, il comblerait un vide réel : un cabriolet électrique compact et accessible. C'est un segment quasi vide aujourd'hui, pris en étau entre les roadsters haut de gamme (MG Cyberster, Porsche) et l'absence totale de petit cabriolet électrique abordable.
Pour les acheteurs, les enjeux sont triples :
- Le prix : une électrique dérivée de la 206 serait vraisemblablement positionnée nettement en dessous des roadsters actuels.
- La praticité : un cabriolet compact est plus facile à vivre au quotidien, en ville notamment, qu'un roadster deux places.
- L'émotion : le nom 206 porte vingt ans d'histoire, et le toit ouvert reste l'un des derniers plaisirs de conduite que l'électrique n'a pas encore vraiment repris à son compte.
En résumé
Le manque de cabriolets électriques est un fait : la 718 électrique de Porsche est en sursis, le Roadster de Tesla reste dans les limbes, et le MG Cyberster est le seul roadster 100 % électrique réellement en vente. Dans ce contexte, le projet de Peugeot 206 électrique — s'il se confirme — serait un événement majeur pour le segment. Pour l'heure, tout reste à vérifier : pas d'annonce officielle, pas de fiche technique, pas de prix. Les prochains mois diront si la 206 rouvrira bien son toit, cette fois sans une goutte d'essence.
